GETI 2022 | Journal de bord #2

28.08.22

Cette première journée est toujours un peu survoltée. Je rencontre des personnes de partout autour du globe, j’apprends à adapter mon oreille aux accents que je rencontre. Cette journée a principalement était dévolue à la prise de contact, à créer un bout de communauté – apprendre à faire corps, dans nos différences, face à la réalité du Christ qui nous rassemble.

Célébrer ensemble

Nous commençons par un temps de célébration, mené par une équipe mixte et avec des personnes de divers horizons. L’évêque de l’Eglise protestante de Bade, la dr. Heike Springhart nous accueille, en rappelant que nous nous trouvons dans une ancienne zone de conflits entre l’Allemagne et la France, où la réconciliation fut possible.

La célébration a pour thème les frontières, ou barrières, que nous plaçons entre nous. Ensemble, en chantant le Kyrie Eleison, nous venons construire un mur qui matérialise les éléments de conflits qui nous séparent. Dans un second temps, nous venons puiser dans une vasque d’eau qui se trouve derrière ce mur, en rappel de notre baptême. Finalement, les personnes sont appelés à témoigner d’expériences où les barrières furent abaissées. À chaque témoignage, une pierre était retirée du mur.

Se rencontrer

La première moitié de la journée est dévolue à la présentation du GETI et au teambuilding. J’ai notamment eu le temps de rencontrer le groupe auquel je suis assigné, enfin au complet : Nathaniel (église presbytérienne-évangélique, Ghana), Allison (Christian Church – Disciples, USA), Engy (église catholique copte, Egypte), Jakob (église protestante de Bade, Allemagne), Raquel (église presbytérienne-évangélique, Costa Rica), Astrid (église chrétienne évangélique, Indonésie), Gyöngyi (église réformée, Hongrie), Jean Marie (église anglicane, Burundi), Rita (église maronite, Liban), Pierre (convention baptiste, Cameroun), Esther (Eglise baptiste, Corée du sud), Dyron (Christian Church – Disciples, Canada), Ruomin (Eglise post-dénominationnelle, Chine) – je ne me rappelle plus de toutes les appartenances ecclésiales, il faut que je vérifie à nouveau.

J’ai aussi pris le temps durant la journée pour trouver des contacts pour quelques interviews avec l’équipe de RTS-Religion. En espérant que ce sera utile !

Un peu de temps après le déjeuner
Dans le pavillon des célébrations
La terrasse extérieure du restaurant

Christ et les barrières qui nous séparent

La première conférence était tenue par le Dr. Vinoth Ramachandra (église anglicane, Sri Lanka) avec une réponse de Rosalee Velloso Ewell (église évangélique, Brésil). Elle avait pour titre L’amour du Christ et les frontières (Christ’s love and Borders).

La transformation en Christ

La conférence du Dr. Ramachandra aura modulé différentes compréhensions des frontières et des barrières, qui nous séparent : qui sont à la fois nécessaires pour nous structurer, mais qui dans les faits sont source de beaucoup de souffrances. Il a notamment développé l’enjeu des frontières dans le cas de l’immigration et des nouvelles technologies. Face au récit de la globalisation – où toutes les personnes sont interchangeables – il s’agit d’opposer le récit du Christ, qui donne corps à un autre type de relation, au-travers des frontières.

Je retiens les mots clefs suivants de son intervention : universalité incarnée, l’Eglise comme anticipation de l’humanité, l’identité baptismale comme guide lorsque nous avons trahit notre mission. Le fait de participer au mouvement de l’Eglise est un processus de transformation qui nous rapproche de Christ. Ce mouvement de l’Eglise est ancrée dans une solidarité universelle. Le communautarisme n’est pas permis ici : par Christ, nous sommes sur un chemin de transformation où nos frontières ne deviennent plus le lieu d’exclusion, mais des ponts pour vivre ensemble la vie bonne de Dieu.

L’amour du Christ et les frontières
Dr. Rosalee Velloso Ewell

Un bon dérangement des frontières

La réponse de la Dr. Ewell aura repris le thème des frontières par une affirmation que je reprends ici. If someone asks me « Where are you from », I answer : I am not of this world. I am from the person and the place who creates good trouble. Elle aura repris trois textes bibliques pour thématiser cette manière de déranger les frontières : Jean 4,42 où c’est une femme samaritaine qui devient la première apôtre de Jésus ; Luc 5,1-11.27-32 où Jésus regroupe des personnes que tout sépare (Pierre et Lévi) ; Jean 17 où Jésus annonce la joie à celles et ceux qui souffrent à cause de lui, les encourageant à s’engager dans les good troubles qu’il provoque.

À partir de notre identité en Christ, il s’agit de mettre en question la manière dont le monde définit nos identités. Notre identité est transformée par Christ. Être disciple c’est appartenir à une communauté qui porte les marques de la croix, qui dérange les frontières de manière bienfaisante (Making good trouble).

Terminer sur une méditation

Avant d’aller manger et de terminer la journée, nous avons encore médité cette question, au sein de l’office du soir :

Réfléchis aux dimensions de la vie (culturelles, nationales, éthniques, raciales ou religieuses) qui créent des barrières excluantes. Comment la grâce de Dieu te mène-t-elle à faire tomber ces barrières de division et à guérir les blessures que les exclus portent dans leur corps, leur esprit et leur coeur?

Beautiful People

Voici Mary Grace Jamin

🇵🇭 Elle vient des Philippines et est membre de l’Eglise Baptiste – proche des baptistes du nord aux États-Unis.

⛪ Elle est une ministre ordonnée de son Eglise, avec une fonction de supervision et d’administration.

✝️ Elle vient au Conceil Œcuménique des Eglises / GETI essentiellement pour lier des amitiés. Jésus est un ami pour elle, et la famille est une dimension importante de sa vie.

☀️ Je l’ai rencontré dans le temps de Community Building en début de journée. Elle est rayonnante !


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