Tous·tes Théologiens·nnes !

people gathering on a concert

Je publie ici le texte d’une initiative qu’Etienne Guilloud – pasteur dans la paroisse réformée de la Dôle (Vaud) – et moi-même avons adressé au bureau du Synode de l’Eglise Evangélique Réformée du canton de Vaud en décembre 2020.

J’adjoins quelques commentaires en fin d’article.

Le texte peut être téléchargé en .pdf ici : Tous-tes Théologiens-nes !


Tous·tes théologiens·nnes ! – Discernement théologique dans l’EERV

Ce texte est adressé au synode de l’EERV de la part de Mrs. Etienne Guilloudi et Elio Jailletii.

Dans les notes de ce texte vous trouverez deux « définitions de travail » : une pour « théologie » et l’autre pour « identité théologique ». Une définition de travail ne vise aucunement à être définitive ou exhaustive. Elle est une proposition initiale qui permet de guider la compréhension du texte. Elle est soumise à une révision constante. Notre conviction est que chaque lieu de travail théologique est invité à formuler sa propre définition de travail du terme « théologie ». 

Préambules

D’après l’article 18 du Règlement Général d’Organisation de l’EERV, le synode assume la « responsabilité théologique » dans l’EERV. Le reste de l’appareil réglementaire de l’EERV ne donnant pas d’autres précisions à ce sujet, il faut considérer que chaque membre du synode a une part égale de cette responsabilité.

Les décisions prises au synode sont la conséquence des décisions individuelles. Chaque décision synodale comporte une dimension théologiqueiii et participe du « témoignage de l’Évangile en paroles et en actes » (Principes Constitutifs, pt. 5). Chacune de ces décisions trouve en Jésus-Christ « Sauveur et Seigneur » (Principes Constitutifs, p. 1) sa seule mesure et doit être un acte d’obéissance rendu à Jésus-Christ. La vérité quant à la justesse de l’obéissance ecclésiale est suspendue au jugement de Jésus-Christ. 

Cela a pour conséquence qu’il doit être garanti à chaque membre du synode de recevoir l’occasion de discerner sa propre position théologique sur un sujet discuté au synode, ainsi que les implications théologiques dudit sujet, afin de pouvoir assumer la responsabilité qui est la sienne et pour laquelle il·elle a été élu·e.

Problématique

L’EERV a adopté une structure décisionnelle analogue à celle des instances politiques démocratiques de la Confédération, avec un système de représentativité. Contrairement au synode de l’Église réformée du canton de Berne, il a renoncé à s’organiser sous formes de « fractions »iv. Ce choix organisationnel ne doit pas masquer la dimension politique des discussions qui ont lieu au synode.

Or, il nous semble que l’espace de la discussion politique ne suffit pas à offrir de bonnes conditions pour la constitution d’une position théologique personnelle, seule garantie de la responsabilité théologique de chaque membre du synode – d’autant plus que le synode est d’une composition mixte entre licencié·e et non-licencié·e en théologie et induit d’office un déséquilibre symbolique par rapport à la thématique théologique. Un corollaire de cette situation est la valorisation d’une forme de loi de la jungle où ce sont les voix les plus fortes, souvent dotées d’un bagage théologique académique, qui règnent sur l’argumentation théologique au sein des débats, renforçant l’idée que la référence à la théologie serait un privilège plutôt qu’un devoir.

Deux mots pour une structure

En tant que membres engagés dans l’existence de l’EERV, notre vœu est que le synode soit un lieu « coriace » et « compétent ». En son temps, juste après le désastre d’Apollo 1, Eugene F. Kranz, responsable du suivi de vol au sein de la Nasa avait choisi ces deux mots pour guider son département. Il les définit de la manière suivante : coriace (tough) veut dire que « nous sommes en permanence redevables pour ce que nous avons fait ou que nous avons failli à faire », tandis que compétent (competent) signifie que « nous ne prendrons jamais quoi que ce soit pour acquis ». Ces mots permettent de baliser un travail théologique sur le plan synodal qui se sait en permanence à l’écoute non seulement de son travail mais de l’impact de son travail, et qui exerce une réformation permanente.

Suggestion

Dans l’espérance que les décisions synodales soient prises avec le concours de l’Esprit-Saint doublé d’une « conscience captive de la Parole de Dieu » (Martin Luther) et non par la seule prestance oratoire, nous proposons :

  1. que les « séances préparatoires » du synode soient investies comme lieu de discernement théologique.
  2. que le synode travaille explicitement son identité théologique.

Discernement théologique

Pour une décision synodale donnée, chaque membre du synode doit pouvoir discerner les contours de sa propre position théologique et éventuellement ce qui peut la distinguer d’autres positions. Les « séances préparatoires » au synode offrent un cadre à ce travail.

Le discernement théologique est accompagné par un·e théologien·ne qui n’est pas membre du synode. Sa tâche est de permettre à chaque membre de discerner sa propre position par rapport à un sujet discuté au synode. Lors de la « séance préparatoire », sa structure d’animation doit être centrée sur les personnes individuelles et le développement de leur responsabilité théologique. 

Ces théologien·nes sont nommés·es au sein de chaque région ou service cantonal, et forment une équipe qui soutient, en partenariat avec le bureau du synode, l’explicitation des enjeux théologiques des sujets abordés en synode.v

Identité théologiquevi

L’EERV assume un pluralisme théologique de fait. Ce pluralisme trouve ses limites dans le cadre donné par les principes constitutifs. Cela concerne aussi le synode. En revanche, en choisissant de ne pas se structurer en partis théologiques, le synode de l’EERV doit travailler avec régularité son identité théologique. En régime de pluralisme théologique, l’identité théologique n’est pas une identité close, mais une identité ouverte en constante définition.

L’identité théologique du synode peut être travaillée par le biais de lectures communes. Celles-ci devraient permettre à chaque membre du synode d’approfondir : (1) sa réception des principes constitutifs ; (2) sa compréhension du pluralisme théologique en Église ; (3) son appropriation d’une théologie non-cléricale.

Ayant la responsabilité de la « vie spirituelle » de l’Église (Règlement d’Organisation, art. 19) il est de la responsabilité du conseil synodal de discerner les lectures communes du synode pour un temps donné.vii

Engagement

Les soussignés s’engagent à accompagner qui le souhaite dans la mise en œuvre de ces suggestions.   

Elio Jaillet

Etienne Guilloud


Commentaire

Je veux juste brièvement faire un écho personnel à la suite de ce texte. Il n’engage que moi.

Traditionnellement en protestantisme moderne, la théologie a pour fonction de former les futurs leader de l’Eglise. L’autorité des théologiens (essentiellement masculin à ce moment) découle de leur savoir. Je pense que ce temps est révolu.

La théologie n’appartient pas à des experts. Dieu se saisit de toute personne pour faire résonner sa parole là où il l’entend. En christianisme, toute personne ayant reçu le baptême de l’Esprit-Saint peut être porteuse de la parole de Dieu et la reconnaître là où elle ne pouvait en soupçonner la présence. Dorénavant, la théologie sera inévitablement plurielle.

L’autorité théologique ne sera donc plus celle de la personne “qui sait”, mais de la personne apte à faire accéder autrui à sa propre parole – et cela elle le fera peut-être en prenant la parole elle-même, lorsqu’on l’attend d’elle. Disposer d’un bagage de connaissances, maîtriser certaines compétences techniques peut aider. Mais ces éléments ne seront jamais une fin, ou même une nécessité, pour la posture théologienne.

En définitive, l’enjeu du discernement théologique dans l’EERV, c’est qu’en tant qu’Eglise, elle puisse prendre la parole pour le monde, afin que celui-ci cesse d’être muet, mais accède à sa propre parole, dans la Parole de Dieu.

L’autorité théologique du synode peut alors être comprise en ce sens : c’est le lieu où la parole de cette Eglise – celle qu’elle adresse au monde, qui est aussi celle qu’elle adresse à Dieu – prend forme, par les décisions qui y sont prises et donc aussi par la manière de les prendre. L’habitation de ce lieu reflète ce qu’il en est de la parole de cette Eglise et de la posture théologienne qu’elle incarne – que ce soit pour le service et la louange qu’elle est appelée à donner, ou pour son propre jugement et sa propre condamnation.

Je ne sais pas ce que le travail que nous allons faire va donner. Mais je me réjouis de me mettre en route – avec l’aide de Dieu.


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Pour quelques compréhensions alternatives de la théologie :

Pitiés ! Si vous avez des liens de théologiennes qui donnent leur compréhension de la théologie sur internet, indiquez les moi !

Notes de bas de page de l'article
  1. Pasteur dans l’EERV dans la paroisse de La Dole, membre du comité de la société vaudoise de théologie. Je cosigne ce texte suite à mes lectures des PVs et Live Tweets du synode où il me semble que les références à la théologie peinent à s’articuler de manière pertinente et déterminante dans la discussion synodale[]
  2. Membre actif de l’EERV, membre du comité de la société vaudoise de théologie et doctorant en théologie à l’université de Genève.  Je cosigne ce texte suite aux interpellations qui m’ont été adressées en tant que président de la SVTh, concernant la place de la théologie au sein du fonctionnement synodal et de la valeur accordée aux arguments dits « théologiques » lors des processus décisionnels dont le synode a la responsabilité. []
  3. À titre de définition de travail de la « théologie » pour le synode de l’EERV nous proposons : « tout discours, ou pratique qui par sa performance engage ‘Dieu’ ». De par sa mission et son fondement, tels que l’explicitent les Principes constitutifs, l’existence de l’Église dans la société vaudoise implique per se de la « théologie ». Il en va de même des actes et des paroles posées par son instance décisionnelle reconnue.[]
  4. Chaque « fraction » du synode bernois – exceptée la fraction « jurassienne » – représente une certaine position théologique au sein de l’Église[]
  5. Pour sa propre formation, cette équipe peut faire appel aux ressources théologiques à disposition en Suisse Romande: théologiens, théologiennes, facultés de théologie (Lausanne, Genève, Fribourg, Berne), instituts de formations théologiques (Cèdres Formation, Institut œcuménique de Bossey, Haute école de théologie, Centre foi & société, etc.), sociétés de théologie (atelier œcuménique de théologie, société vaudoise de théologie, Club des Cèdres, etc.), personnes de bonnes volontés et expertes dans les domaines concernés.[]
  6. Ce que l’on doit entendre par « identité théologique » est du ressort du synode plutôt que du nôtre. Toutefois nous estimons que la définition de travail suivante peut être utile : l’identité théologique du synode est l’ensemble des propositions dogmatiques qui nourrissent la réflexion synodal conjuguées à l’écoute permanente de leur vitalité dans nos lieux d’Église.[]
  7. Une lecture accessible et pertinente afin d’initier ce dispositif pourrait être : Picon Raphaël, Tous théologiens, Paris, Van Dieren, 2001. []

Billet de reconnaissance (#2)

person holding brown wooden love letter

2020 fût une année riche, pour laquelle je veux manifester de la reconnaissance.

Dans mon précédent billet de reconnaissance j’avais prévu de faire un bilan au 14 septembre. Il faut croire que ce n’était pas le moment !

Je saisis ce premier post de l’année pour faire le point sur cette année passée et regarder ce qui se présente à moi pour 2021.

En 2020

Le privé

J’ai déménagé à Moudon et appris à connaître un peu cette ville.

J’ai soutenu et accompagné ma femme dans la fin de son stage pastoral et dans son entrée en poste à la paroisse de Moudon-Syens. (avec un certain nombre d’épreuves et de défis !)

Je suis partis en vacances en péniche sur la Charrente et en Allemagne dans l’appartement familial.

J’ai pu passer du temps en famille et avec des amis-es.

J’ai pu participer à la vie de mes paroisses (cultes, temps de prière), lire quotidiennement la Bible et avoir des temps “spi.” avec mon épouse.

J’ai pu aller régulièrement au fitness.

J’ai fait une infection urinaire qui m’a mis à terre pendant deux semaines (en fin d’année. Le signe que j’en ai peut-être fait trop cette année).

Le professionnel

Faculté de théologie

J’ai accompagné les cours du bachelor en théologie à distance pour la théologie systématique (1x par semestre).

J’ai réalisé des tâches ponctuelles pour Christophe Chalamet.

J’ai avancé dans l’écriture de ma thèse (pas autant que ce que je souhaite).

J’ai contribué à l’organisation de la semaine interdisciplinaire 2020. Cette semaine a été particulièrement marquante (pallier qualitatif en termes d’interdisciplinarité et d’objectifs pédagogiques, passage du programme en visio-conférence).

J’ai écris deux textes qui devraient être publiés, l’un sur théologie, religion et spiritualité et l’autre sur la relation personnelle à Dieu.

Engagements en Eglise

J’ai baissé mon activité au séminaire de culture théologique et ai fait la transition avec Jodie Sangiorgio, qui devrait reprendre en pleine autonomie l’accompagnement des étudiants-es cette année.

J’ai contribué à des formation en ligne des offices de formation des églises réformées de la CER (suisse romande), de l’UEPAL (Alsace-Lorraine) et de l’ERF (France) (cf. L’utilisation des media par l’Eglise, À la maison).

Protection civile

J’ai fait la formation et le paiement de galon pour atteindre le grade de caporal / chef de groupe.

J’ai assisté aux supervisions de la cellule de soutien de la PCi-VD.

Je suis intervenu un certain nombre de fois en tant que pair debriefer au profit des astreints-es de la PCi-VD.

J’ai été engagé quelques fois sur le terrain (traçage de personnes, radio, etc.)

Activités et engagements

Société vaudoise de théologie

J’ai contribué au renouvellement du comité de la SVTh et initié la mise en place d’une gouvernance partagée.

J’ai assuré la présidence des séances du comité et de l’assemblée générale.

J’ai mis sur pied le site internet de la SVTh, une publication mensuelle sur le site, ainsi qu’une newsletter mensuelle.

J’ai assuré la tenue technique de la soirée Traduire la Bible : à quoi bon ? (gain énorme en expérience).

J’ai co-organisé, animé et assuré la tenue de la demi-journée Bienheureux-ses Ministres! (passage d’un programme en présence à un programme à distance, gain important en expérience).

J’ai contribué à la tenue des rencontre du groupe de travail Bénir le mariage civil pour tous (réussite d’assurer un contexte de travail structuré et sécure, garantissant l’expression d’un pluralisme théologique).

J’ai suivi la mise en place d’une rencontre autour de l’oeuvre Hans Joas, qui aura lieu en mai 2021.

Theologus

J’ai initié et formé une équipe autour du projet de site collaboratif theologus.ch. (beaucoup de joie à voir naître ce projet).

J’ai contribué à la mise sur pied du site internet pour theologus ainsi que monitoré et édité les premiers dossiers thématiques. (une grosse partie du travail revient à Philippe Golaz!)

J’ai écris deux articles pour theologus.

Réseau Protestant

Je me suis engagé dans le projet Réseau Protestant. (initié par Nicolas Friedli et Marc Pernot).

J’ai présidé les rencontres du groupe (Etienne Guilloud, Marc Pernot, ainsi que Jean-Marc Leresche pour un temps)

J’ai contacté de nombreux sites pour initié la co-construction d’un web réformé romand engagé et solidaire.

Unphased Project (et autre projets musicaux)

J’ai contribué à la reconversion de notre projet musical, en direction de la production de morceau instrumentaux et de la collaboration avec d’autres domaines artistiques.

J’ai créé le site internet du projet, ainsi que contribué à l’édification du site du studio dans lequel nous travaillons ( Underoak Studio)

J’ai contribué à la composition d’un morceau pour un concours proposé par Spitfire Audio. Cf.

J’ai contribué à l’écriture et l’enregistrement de nos propres compositions.

J’ai contribué à la collaboration avec l’artiste Now ! (Noémie Harant), pour l’enregistrement de son premier EP.

J’ai joué un rôle dans le clip Doppelgänger du groupe Jian, enregistré à Underoak Studio.

J’ai fait un concert avec Eusèbe, dans le jardin de la cure de Gingins, pour la sortie du semi-confinement du printemps.

Prédications, témoignages et messages

J’ai prêché une fois cette année. (le 14 juin 2020 à Saint-Cierge, sur Jn 6,51-58)

J’ai contribué aux capsules vidéos de la paroisse de Vufflens-la-Ville (EERV) (cf. Les Paroles qui disent du bien ; Prier, toucher ; Le motif de la conversion ; La danse de la responsabilité)

J’ai participé à une séance de catéchisme pour la paroisse de Lonay-Préverenges-Vuillerens. (cf. La Bible pour moi)

J’ai initié une discussion avec différentes instances de l’EERV (Conseil Synodal, Bureau du Synode).

Mon blog

Depuis le 13 janvier 2020, je tiens une publication hebdomadaire sur ce blog. Depuis l’automne, je fais une pause toutes les sept publications (Sabbat).

Pour 2021

Le privé

Je vais me ménager un rythme de vie plus sain. Je ne me suis pour ainsi dire jamais arrêté en 2020.

Continuer à aller au fitness et à garder le rythme de ma vie spirituelle.

Continuer à assurer ma part du maintien du foyer familiale.

Soutenir mon épouse dans son travail.

Participer à la vie de ma paroisse et de ma commune.

Le professionnel

Je vais prioriser ma thèse cette année, avant tout. Je compte la rendre en printemps 2022.

Je contribue à l’organisation de la retraite d’écriture de la CUSO (janvier 2021)

Je vais accompagner des cours du cursus à distance en théologie. (normalement qu’un seul cette année).

Je vais exécuter les tâches ponctuelles demandées par Christophe Chalamet.

Début de l’été, je vais contribuer à une formation continue des ministères de l’Eglise Réformée de France (si elle est maintenue).

Je poursuis mon engagement à la PCi-VD (cellule de soutien, supervisions).

Activités

Collaborer à l’établissement de la gouvernance partagée pour la Société Vaudoise de Théologie.

Faire le lien avec l’événement sur Hans Joas (SVTh).

Assurer les publications sur le site de la et la newsletter (SVTh).

Editer les articles pour Theologus.

Stimuler la création de dossier thématiques et trouver d’autres personnes pour faire ce travail (theologus).

Entretenir la dimension communautaire du projet Theologus.

Etoffer l’équipe du Réseau Protestant.

Initier des activités qui favorisent un web réformé romand engagé et solidaire (RP).

Tenir la liste à jour et entretenir les liens (RP).

Monter un projet de crowdfunding pour Unphased Project, afin de financer les artistes visuels que nous souhaitons solliciter pour nos propres compositions.

Continuer la discussion avec les instances de l’EERV.

Continuer le rythme de publication hebdomadaire avec Sabbat (mon blog).

Constat

Il y a tendance à baptiser 2020 “pire année” de ce siècle. Les mots d’ordre général semblaient être “annulation”, “ralentissement” et “contraintes” – avec toutes les crises que cela entraîne pour le monde de la culture et de l’hôtellerie-restauration. De mon côté je retiens cependant trois mots fondamentaux : liberté, initiative et créativité.

En revanche si 2019 me voyait confronté à mes angoisses, 2020 m’aura confronté à mon orgueil !

Voilà ce que j’aurai à méditer et à travailler durant 2021.

Au vu du programme qui s’annonce déjà pour 2021, et de l’impossibilité de l’honorer pleinement si je veux prioriser ma thèse, je vais avoir à pratiquer la lenteur et le lâcher prise.

Puisse le Saint-Esprit me faire grâce de ces dons!

Seigneur

Merci pour cette année 2020

Que toute gloire te soit remise

Je te remets 2021

Que cette année soit tienne !


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Billet de reconnaissance (I)

Reconnaissance

J’ai commencé à blogger ici au 13 janvier 2020. Je me suis fixé que chaque semaine, au lundi, je propose un article sur ce blog, sans chercher à me limiter à une thématique. Avec cet article de bilan, j’en suis donc à 16 articles et 4 pages fixes.

Après une première catégorisation un peu bordélique, je les ai organisé pour l’instant en quatre domaines thématiques : Eglise, Spiritualité, Prédication, Doctrine. Ce sera aussi sans doute amené à évoluer, peut avec une classification par “genre”.

Motivation

Au départ de ce blog il y a un double mouvement : (i) les interpellations insistantes de Nicolas Friedli pour la constitution de contenus stables pour le web protestant ; (ii) la conviction que la spiritualité et la théologie impliquent une pratique consciente de communication.

Après ces premiers mois de pratique, je peux y rajouter les éléments de motivation suivant :

  • Être acteur d’une communauté de blogger et d’un réseau protestant francophone.
  • Exercer régulièrement mon écriture théologique. Je manque autrement de lieux pour une exposition publique de cette écriture.
  • Acquérir des compétences dans l’utilisation de wordpress. Je me sens maintenant capable de produire d’autres sites – ce qui est en cours.
  • Travailler une thématique sur la durée.

Ceci m’a amené à la constitution d’une page d’action de grâce amenée à évoluer avec le temps.

Perspective

Pour la suite de ce blog les perspectives suivantes sont en cours :

Conserver le rythme d’une publication par semaine (pas plus). Le fait de me limiter me semble un facteur important pour la réussite de ce blog. La limite organise la créativité et la liberté. Elle donne de la valeur

Publier des choses que j’ai écrites pour d’autres supports. Il y a pas mal de choses que j’écris, mais qui restent “privés”. Soit ce que j’écris pour ma thèse, qui sera éventuellement publié un jour, soit ce que je travaille pour des cours, des animations, des prédications, des messages, etc. Les publier ici leur donner accès à une autre temporalité : Ici et maintenant. Ou une fois, quelque part… Je ne compte pas me mettre pour l’instant au podcast ou à la vidéo, même si grâce à Philippe Golaz on a une belle boîte à outils – qui serait chouette à rebaptiser après la crise? Je pense continuer à publier sous forme d’articles pour l’instant.

Publier une série d’articles sur ma recherche et la notion de “communication pascale”. J’arrive gentiment dans la seconde moitié de mon travail de thèse et c’est le moment que je m’attaque un peu à la partie constructive. Le centre de ma thèse est de comprendre la “spiritualité” comme “communication pascale”. Cette série pourrait être un peu le laboratoire pour la rédaction de ma partie finale.

Faire un prochain bilan au 14 septembre 2020. C’est la prochaine limite que je me fixe. J’aurais à ce moment la matière sur Google Analytics pour aussi voir comment évolue ce blog. Si je me tiens au rythme actuel, je devrais avoir à ce moment 37 articles. Je compte aussi avoir terminé une première mouture de la série sur l’Ecriture théologique à ce moment.

Merci à vous qui me lisez jusque là dans ce bilan, et merci à Dieu

Merci à vous que me lisez jusque là ! Dieu vous bénit et vous garde

Formule de bénédiction reprise de Marc Pernot


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