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Parler “théologie” en synode. Une liste de citations.

Cette page propose une liste de citation qui reprend des mentions faîte à la “théologie” dans les textes du synode de l’EERV – ici dans le procès verbal de la session des 11-12 décembre 2020 et le rapport de la commission de gestion pour la session des 11-12 juin 2021.

Session synodale du 11-12 décembre 2020

Définitions de la Théologie

La théologie, telle que nous l’entendons, ne consiste pas tant à prendre la parole qu’à se laisser prendre et surprendre par la Parole. La théologie, telle que nous souhaitons la vivre avec vous, se joue dans un aller retour commun et constant au fil des étapes que nous voudrons bien franchir par la foi. C’est une théologie itérative, une théologie en chemin. Loin de nous le jeu des allers-retours entre un Conseil synodal, qui serait un Moïse à sept têtes, et un Synode, qui serait un peuple rétif ou nostalgique. Au sein de ce synode, certains demandent, pour baliser le chemin à entreprendre, davantage de théologie. Le Conseil synodal sait pouvoir compter sur des théologiennes et théologiens ministres ou laïques, au sein de notre Eglise et croit qu’ils, ou elles, sauront, au fur et à mesure des défis de la marche, éclairer notre foi. Et même plus : le Conseil synodal compte sur eux.elles et continuera de leur réserver un bon accueil. Dans une Eglise réformée comme la nôtre, aucun monopole en la matière ! Sœurs et frères, le Conseil synodal se rappelle avec vous, en ouverture de ce synode, de ce Dieu qui, croyant assez en l’Homme, a osé quitter son ciel pour le conduire vers une terre promise. Et nous, croyons-nous en lui, pour oser aujourd’hui le pas de la foi et nous lancer dans la suite de l’aventure ?

Jean-Baptiste Lipp, p. 6,

Quand les conditions météorologiques sont mauvaises, la mer démontée et la navigation à vue impossible, il est nécessaire de piloter aux instruments, de s’appuyer sur eux encore plus qu’à l’accoutumée ; les instruments que nous avons à disposition sont notamment la théologie réformée et notre ecclésiologie.

Anne Imobersteg p. 11.

Il y a la parole en la paroisse de l’Oratoire du Louvre avec une théologie libérale, la paroisse du Marais avec une théologie réformée version revivaliste, et il y a la paroisse du Saint-Esprit qui est de théologie réformée classique. Dans les trois cas ce qui domine, c’est une ligne théologique claire et affirmée, c’est une diversité importante de proposition pour répondre au plus près à l’attente des populations, c’est une exigence et une rigueur théologique et intellectuelle importante, une formation des laïques déterminante et pour le Marais un renouveau de l’hymnologie de très grande qualité.

Frédéric Keller, p. 14

Il répond qu’il voulait aller plus loin et que le propos théologique devrait être renouvelé de manière plus large. Il s’appuie sur le théologien catholique Dominique Collin, qui enjoint l’Église à ne plus « essayer de faire croire les gens », mais à « équiper les gens de manière critique pour qu’ils puissent interroger leurs dieux et leurs croyances ».

Jean-François Ramelet, p. 21

Il a été relevé au synode de septembre que les postes notamment dans le domaine des missions communes nécessitent des compétences spécifiques complétant celles des théologiens et diacres.

Martina Schmidt p. 45

C’est sur un plus long terme que la « pénurie d’étudiants » risque de se faire sentir, et il pense qu’en effet, une réflexion approfondie serait bienvenue, notamment pour éviter de choisir de mauvaises solutions : par exemple, celle de « solder le niveau de formation ». Une Église doit avoir des docteurs, et il pense qu’il faut même encourager certains pasteurs à poursuivre des études doctorales.

Frédéric Amsler, p. 40

Il rappelle que 19 étudiants sont actuellement inscrits au séminaire de culture théologique, ce qui montre que cette voie n’est pas du tout menacée dans l’immédiat.

Simon Butticaz, p. 40

Il répond à Guy Labarraque qu’il n’est évidemment pas question de vouloir « rigidifier » les choses plus encore, au contraire. Il note cependant que l’EERV n’a pas les outils ni la structure nécessaires pour pouvoir « être gérée correctement ». Il souligne qu’on ne parle pas là de théologie mais de gestion pragmatique.

Perry Fleury, p. 12

Les dimensions théologique et ecclésiologique [3 questions de la CoGest] a. Comment le Conseil Synodal comprend-t-il la mission d’intérêt public de l’EERV ? b. Quelles sont les bases théologiques et ecclésiologiques du Programme de législature ? c. Comment le Conseil synodal envisage-t-il d’étayer théologiquement les choix à venir ?

Questions de la Commission de Gestion, pp. 16-17

La crise du Covid a, selon lui, révélé « l’extraordinaire religiosité ambiante de notre société » : nous avons entendu parler de « croyances », nous avons vu l’émergence de nombreux dieux (« celui de la santé, celui du profit… »)… Il appelle l’EERV à discerner les urgences : pour lui, la thématique porteuse à prioriser avant toute autre est celle de « l’urgence spirituelle ». Celle-ci ne s’oppose pas à la TES, mais elle devrait en être la base. Il propose donc, en amendement, d’ajouter à la décision un tiret : « la transition spirituelle et théologique ».

Jean-François Ramelet, p. 20

Cette TES doit être pensée comme une transition intérieure, spirituelle, et il y aurait un danger à ajouter un tiret puisque la question spirituelle et théologique doit être incluse dans la question écologique et sociale. Placer ainsi à l’écart la question spirituelle renforcerait l’idée « d’une spécificité écologique et sociale ».

Jean-Baptiste Lipp, p. 20.

Il déplore que cet amendement ait été accepté, car « quand on parle de transition spirituelle et théologique, ça veut dire qu’on s’est trompé sur la spiritualité et sur la théologie, et qu’il faut aller vers une autre forme de spiritualité et de théologie. »

Pierre-Yves Brandt, p. 21

Elle remercie le CS pour ses interventions, et en particulier Jean-Baptiste Lipp qui a très justement refusé d’opposer TES et « transition spirituelle et théologique », comme le laisse entendre l’amendement Ramelet. Elle se dit « navrée par ce débat » : « Nom d’une pipe, on est une Église ou quoi ? Alors forcément que tout ce qu’on va mettre sur pied indique un travail théologique et un travail spirituel ! »

Florence Clerc-Aegerter, p. 21

« Nous sommes une Église, la théologie et la spiritualité sont au centre de tout ce que nous faisons, et par conséquent, il ne convient pas de le rappeler à chaque puce de chaque décision. » Il considère qu’on « affaiblit la question spirituelle en la plaçant juste dans une puce d’une proposition. »

Olivier Delacrétaz, p. 23

Ensuite, il souligne que ce processus est « une incarnation de notre programme de législature, c’est notre horizon, c’est notre conviction, c’est une manière essentielle de déployer notre témoignage, notre présence dans le domaine de cette urgence spirituelle et théologique. »

Vincent Guyaz, p. 42

Il encourage donc à valoriser, en effet, la diversité des formations, comme on le voit déjà dans le milieu diaconal. Mais il maintient tout de même qu’au niveau des pasteurs, il faut continuer d’exiger « une expertise théologique forte ». « On peut bien diversifier les ministères, mais surtout ne pas solder cette expertise théologique. »

Frédéric Amsler, p. 41

Rapport de la CoGest (session 11-12 juin 2021)

Au-delà de la question des stages d’observation, cette démarche [stages d’étudiants·tes de la HET-Pro en paroisse] pose la question de l’embauche, évoquée à plusieurs reprises, par les régions, d’animateurs de paroisse ou d’église, parallèlement aux ministres consacrés. Pour l’heure, à notre connaissance, il n’y a pas de formation ou d’encadrement prévu pour de tels animateurs afin de s’assurer qu’ils sont en adéquation avec les principes constitutifs de notre Eglise, sa théologie, son ecclésiologie, et sa culture. Il serait souhaitable qu’en vue des restructurations et de la régionalisation envisagées, une formation/accompagnement soit mise sur pied pour ces animateurs.

CoGest, p. 7

La CoGest estime que la démarche du Conseil synodal doit impérativement être accompagnée par une réflexion théologique et une ecclésiologique solides, ainsi que sur une acceptation synodale d’une théologie des ministères.

CoGest, p. 14

Nous souhaitons vivement que le Conseil synodal réalise que la richesse de notre Eglise se décline notamment dans la diversité des personnes qui s’y engagent, sa théologie et son ecclésiologie, ainsi que dans son organisation presbytéro-synodale qui est une force sur laquelle il peut s’appuyer avec confiance.

Cogest, p. 16

La CoGest invite de manière pressante le Conseil synodal à faire appel à nos théologiens pour inscrire plus clairement son projet dans une perspective de foi et d’en soumettre les bases théologiques au Synode.

Cogest, p. 15

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