La danse de la responsabilité

Choix responsable

Message pour la capsule La paroisse vous rend visite

26.05.2020 révisé le 19.07.2020


Marge de manœuvre

Nous avons vécu un (semi-)confinement. Nous en sommes sortis. Maintenant nous sommes en train de danser avec les pics de contagion. Pour l’instant, nous ne sommes plus confinés. Mais nous sommes encore rappelés à notre responsabilité.

Hors confinement, on dispose d’une plus grande marge de manoeuvre. On gagne un peu en liberté. En confinement le rythme est dicté par un certain nombre de contraintes, imposées par les autorités en charge. L’espace, le temps et les relations sont restreintes et normées.

Une fois les mesures restrictives levées, on peut retourner travailler. On peut sortir plus souvent et plus longtemps, se rendre visite ou partir en vacances. On est à nouveau physiquement les uns avec les autres.

Mais ce n’est pas évident.

On sait qu’il nous faut maintenir une certaine prudence. Individuellement et collectivement, nous avons encore une grande part de responsabilité dans la lutte contre la pandémie. Celle-ci n’est pas terminée. Quelques rappels : l’obligation de porter le masque dans de nombreuses zones publiques, ainsi que la “liste rouge” de zones présentant un haut taux d’infection.

Hors confinement, c’est notre liberté qui est soulignée. Mais elle ne vient pas sans responsabilité. C’est les traits d’une forme de liberté du quotidien. C’est la liberté de ceux qui ne sont pas emprisonnés, ni confinés dans un espace précis. Une liberté dans l’espace va aussi avec une liberté de temps et une liberté de relation.

Responsabilité face aux contradictions

L’une des conséquences de cette liberté du quotidien, est que nous sommes plus souvent confrontés à des contradictions. Ce sont elles qui provoquent notre responsabilité.

Cette situation de liberté quotidienne nous donne l’occasion de vivre de manière plus manifeste un certain nombre de valeurs fondamentales : la relation, la solidarité, la joie partagée, la communauté, l’amitié.

La liberté quotidienne offre la possibilité de rencontres festives. Je pense ici par exemple à des mariages, aux fêtes estivales ou de fin d’année – le culte rentrerait aussi dans cette catégorie.  

Mais peut-on vivre pleinement l’amitié et la joie dans ces moments de fêtes, alors qu’il faut respecter deux mètres de distance physique ou porter des masques ? Responsabilité et fête ne semblent pas aller ensemble…

D’un côté j’ai les options offertes par ma liberté quotidienne et les valeurs qu’elle permet de réaliser (amitiés, convivialité, etc.). De l’autre j’ai les règles qui me sont recommandées, ou imposées, du fait que je participe de la lutte d’un même corps social. A elles sont liées un certain nombre de valeurs (solidarité, santé, etc.). Ma responsabilité va être manifestée par les choix que je vais faire et les discriminations qui les accompagnent.

La situation de pandémie est une situation de lutte parmi d’autres. Guerre armée, concurrence commerciale ou culturelle, solidarité face à la précarité, survie face à l’environnement, etc. La crise provoquée par la pandémie ne met en avant qu’un horizon de lutte parmi d’autres.

La contradiction entre ces deux horizons me mène à devoir faire des choix, à privilégier certains éléments par rapport à d’autres, à préférer certaines valeurs à d’autres.

Le cas du mariage

Le 4 juillet 2020, j’étais censé co-célébrer un mariage d’un couple d’amis à moi. La situation imposée par la pandémie a forcé ce couple à peser le maintien ou non de la célébration à la date prévue. Le résultat de cette pesée a mis en avant certaines valeurs du couple par rapport à d’autres.

Dans cette situation, plusieurs questions pouvaient e poser (ce n’étaient pas forcément les leurs).

Est-ce que je fais quand même le mariage, au prix de ne pas pouvoir pleinement faire la fête ? La distanciation physique, le port du masque, les angoisses qui viennent avec la situation de pandémie… cela peut inhiber beaucoup de ce qui fait la joie d’une célébration ! Suis-je prêt à payer le prix de cette responsabilité?

Peut-être que je ne veux pas renoncer maintenant à la joie et à l’amitié qui accompagnent le mariage, mais j’accorde aussi de l’importance à la santé de mes proches.

Est-ce que je suis prêt vouloir sacrifier un peu de ce qui fait la joie de la célébration d’un mariage pour pouvoir quand même faire la fête ? Ou bien est-ce que je choisis de pleinement faire la fête et de laisse tomber tout le respect des consignes de sanitaires ? ou encore, est-ce que je renonce à faire le mariage maintenant pour la faire une autre fois, plus tard, lorsque la situation sanitaire aura changé ?

Devoir discerner sa responsabilité

Le couple qui veut célébrer son mariage se retrouve dans la situation de devoir discerner. À quelles valeurs est-ce nous voulons donner la priorité et dans quelle mesure voulons-nous suivre, ou non, les règles qui nous sont données? La réponse à ces questions constituera la responsabilité du couple.  

Ce n’est pas une situation nouvelle : toute notre vie nous sommes amenés à devoir faire des choix. Soit respecter certaines règles, soit briser certaines règles, afin de réaliser des valeurs fondamentales.

L’Évangile nous propose ici un chemin de discernement.

Que votre façon de vivre soit inspirée par l’amour, comme le Christ aussi nous a aimés et a donné sa vie pour nous, comme une offrande et un sacrifice dont l’agréable odeur plait à Dieu

Epître aux Ephésiens 5,2.

L’amour

L’amour n’est pas juste un sentiment. C’est une manière de cheminer dans nos relations et de se poser comme partenaire dans nos relations.

Quand on regarde la vie de Jésus, on voit que l’amour s’exprime le plus fortement dans le don de soi.

L’amour, pour Jésus c’est le fait de vivre une vie non pas centrée uniquement sur lui-même, mais une vie orientée vers les autres, vers Dieu. C’est dans cette double orientation qu’il trouve sa propre identité. Pour la foi chrétienne, dans la vie de Jésus, il n’y a pas de concurrence entre ces trois pôles que sont le prochain, Dieu et soi-même.

Ce cheminement offre un équilibre à tenir. Du fait qu’il est cheminement, cet équilibre est toujours remis en jeu, dynamisé et déséquilibré. La responsabilité individuelle ou collective prend forme dans ce cheminement.

Il n’y a pas de valeur qui tiennent de manière absolue. Il y a toujours une mise en perspective de nos valeurs par rapport à ce cheminement de l’amour et de l’équilibre dynamique entre les trois pôles qu’il implique.

Discerner le chemin à prendre dans la liberté quotidienne, c’est peser dans ce que je fais, comment je rends honneur à la fois au prochain qui me fait face, à Dieu qui nous rassemble et à moi-même comme fils ou fille bien aimée de Dieu. À partir de ce discernement, quelles sont les valeurs qui gagnent en importance pour tenir cet équilibre dynamique ?

Ton discernement

Ce couple que j’accompagne a finalement décidé de remettre la célébration à l’année prochaine. Deux valeurs ressortaient fortement : la sécurité de chacune et chacun et le plaisir de fêter ensemble sans angoisses. Mais cela a impliqué aussi de remettre la cérémonie civile à l’année prochaine.

C’était une situation. Ce n’est pas la tienne.

J’aimerais t’inviter à prendre un peu de temps pour toi :

  • Quels sont les dilemmes auxquels tu fais face ?
  • Quelles sont les contradictions que tu vis en ce moment ?

Pour chacune de ces questions, prends cinq minutes. Chronomètre-les. Note ce qui te vient à l’esprit dans un carnet, sur un bout de papier, sur une note informatique.

Une fois ce temps fait, essaie de formuler ton dilemme en une phrase. Mets-la par écrit.

Ces trois prochains jours, essaies de prendre du temps avec Dieu pour discerner ce que tu dois faire par rapport à ce dilemme. Consacre dix minutes de ta journée à cela, à heure fixe et dans un lieu préparé.

Tu peux le lui remettre dans la prière, dans le silence et dans l’écoute.


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Le motif de la conversion

Message pour la capsule La paroisse vous rend visite

24.04.2020 révisé le 28.06.2020


Au tournant

Le monde semble un peu différent

Cela fait un petit moment que l’on peut entendre des personnes affirmer la chose suivante : « il y aura un avant et un après Covid-19 ». 

  • Avant le COVID-19 nous travaillions d’une certaine manière, après le COVID-19 nous travaillerons d’une autre manière. 
  • Avant le COVID-19 nous passions peu de temps à la maison, après le COVID-19 nous ferons autrement. 
  • Avant le COVID-19 nous subissions une certaine routine, après le COVID-19 nous nous sommes réinventés.
  • Avant le COVID-19 nous ne prêtions pas attention aux gestes d’hygiènes, après le COVID-19 nous le faisons.

Chacun peut certainement trouver pour soi des exemples de ces différents avant/après.

Je dois vous avouer que cette manière de parler du changement me laisse un peu songeur. Quel en est la cause ?

Une conversion

Il y a un avant et un après « Covid ».

Si on le prend à la lettre, c’est le virus qui aurait provoqué ce changement. Après la confrontation avec le virus, on se tourne vers autre chose, on regarde la vie autrement, on souhaite agir autrement.

On pourrait presque parler de conversion.

Le mot est trop fort ?

Pour certains.es, le virus, ou la situation imposée par le virus, a ouvert sur une autre vie, une vie transformée, une vie qui semble « meilleure », où l’on voit les choses différemment et où l’on agit autrement.

En ce qui me concerne, j’ai constaté que je ne souhaitais plus m’engager dans des activités qui pouvaient être annulées d’un claquement de doigts. Quel est le sens d’une activité dont l’annulation ne semble porter conséquence à quoi que ce soit?

Après le COVID-19, j’engagerai mon énergie dans des activités dans lesquels je trouve un sens pour lequel je suis prêt à m’engager, au-delà du fait de simplement faire ce qui semble être attendu.

Mais qu’est-ce qui est à la source de cette conversion ?

La motivation

Ce qui me questionne dans ce discours sur le changement c’est d’identifier le COVID-19 comme la cause du changement. Dans ce discours, il apparaît comme le facteur de motivation.

Si on considère que c’est le COVID-19 qui a provoqué le changement, alors nous nous sommes convertis sous la contrainte.

Quelle durabilité aux changements consentis sous la contrainte ?

On le sait : une fois que la pression est passée, les souhaits de changement passent aussi.

De plus, nous sommes inégaux face à la contrainte. Certains changements semblent agréables. D’autres ont un goût amer : ceux qui étaient à la limite de la précarité y entrent franchement. Ceux dont le travail repose sur la stabilité sociale sont sur la sellette (monde de la culture et tourisme).

Je crois par contre qu’une conversion est possible et réelle : la conversion qui vient du contact avec Dieu.

Pas n’importe quel Dieu, celui qui se rend présent dans le monde, dans notre humanité.

Converti par Dieu

Pour ma part j’espère qu’une conversion réelle est possible parce qu’il y a un avant/après Jésus.

Encore faut-il comprendre ce que l’on veut dire par là…

Vous avez entendu parler de la façon dont je me comportais quand j’étais encore attaché à la Loi et aux coutumes juives.

Vous savez avec quelle violence je persécutais l’Église de Dieu et m’efforçais de la détruire. Dans la pratique de la Loi et des coutumes juives, je surpassais la plupart de ceux de mon âge appartenant à mon peuple ; j’étais beaucoup plus zélé qu’eux pour les traditions de nos ancêtres.

Mais Dieu, dans sa grâce, m’a choisi dès le ventre de ma mère et il m’a appelé à le servir.

Epître aux Galates 1,13-15 NFC

Avant de rencontrer le ressuscité sur le chemin de Damas, Paul persécutait ses disciples. Après l’avoir rencontré, il devient lui-même porteur de la Bonne Nouvelle.

Cette conversion on ne peut pas la provoquer. Elle nous tombe dessus, à un moment donné dans notre vie. Une personne peut l’attester.

Si à un moment on atteste d’un changement, disant « maintenant ce ne sera plus comme avant », on est invité à se mettre à la recherche de ce qui a provoqué ce changement.

Plutôt que de choisir la facilité et de mettre le focus sur la contrainte, approfondir le moment du changement et identifier ce qui l’anime.

Chercher non pas le mal qui a tué, qui tue et qui tuera encore, mais la personne, la rencontre, l’événement qui vous fait sentir la vie dans ce changement, qui aura mis la vôtre en mouvement, qui l’aura transformée.

Ce qu’on trouvera dans cet approfondissement ne peut être prédit par avance. Ce sera différent pour chacune et chacun. Mais ma foi y espère quelque chose.

Rencontrer le Vivant

Pour la foi chrétienne, à chaque fois qu’une telle chose arrive, un changement favorable, une conversion, c’est Jésus-Christ qui nous rencontre.

L’histoire de Jésus qui est annoncée dans les évangiles : sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection, tout cela nous sert de guide pour discerner cette rencontre avec le Vivant dans notre propre vie.

Une conversion aux effets durables vient de la rencontre en chair et en os du Dieu vivant, celui qui assume de mourir comme nous, mais qui nous relève de toutes nos morts.

Pouvoir accompagner Dieu dans cette mort, c’est la condition pour le changement durable, qui dépasse toute contrainte, qui dépasse les angoisses de l’opposition entre la vie et la mort.

Celui qui voudra garder sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera

Evangile selon Matthieu 10,39 NFC

Alors dans mes manières de parler de cette rupture entre un « avant » et un « après », je souhaite discerner la présence du Vivant, et pas simplement la contrainte d’un virus un peu plus fort que notre économie ou que notre système de santé.


Seigneur,

Merci de faire de chaque instant l’occasion de te rencontrer, même dans la mort.

Merci, parce que tu en fais l’occasion pour nous transformer, nous changer, nous mener vers une vie meilleure, une vie pleine pour laquelle on a envie de s’engager. 

Esprit-Saint soutiens-nous,

Inspire-nous des mots qui témoignent de la vie et non de la mort,

Inspire-nous des gestes libres et généreux, non des gestes contraints et obligés

Inspire tous les gens de ce pays et de ce monde, viens les rencontrer et les faire rayonner de ta vie, comme tu le fais pour nous.

Amen  


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Prier, toucher

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

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15.04.2020 révisé le 14.06.2020


Sans toucher

Certains disent que dorénavant l’on ne se serrera plus la main, que l’on ne se fera plus la bise, que l’on ne se prendra plus dans les bras – en tout cas en dehors du cercle familial.

Se toucher est devenu dangereux. On garde ses mains dans les poches, on les nettoie, on les purifie, on hésite à rentrer en contact ! 

Cette interdiction est très violente. Nos mains, et notre peau en général, sont lieux de tellement de contacts !

Aujourd’hui, avec ma main, je rechigne à serrer votre main, je me retiens de mettre ma main sur votre épaule. Je ne vous prends pas dans les bras.

En nous interdisant de nous toucher, on se retrouve amputé d’une partie de notre humanité. Nous ne sommes pas que des purs esprits, mais bien des personnes en chaires et en os : nous existons aussi parce que nous sentons les choses. Et le toucher est un sens fondamental dans notre existence – avec l’odorat, le goût, l’ouïe, la vue, la kinesthésie.

Touché par Dieu

La Bonne Nouvelle, c’est que même si on est amputé de ce bout d’humanité, on n’en est pas amputé avec Dieu.

On peut exister entièrement devant Dieu, aussi dans cette dimension des sens. Parce que si on vous interdit de « toucher », Dieu lui vient déjà à nous et nous touche ! 

C’est l’expérience que fait le prophète Ezéchiel. Dès les premier verset, on y dit que la « main du Seigneur est posée sur lui ».

La trentième année, le quatrième mois, le cinq du mois, j’étais au milieu des déportés, près du fleuve Kebar ; les cieux s’ouvrirent et j’eus des visions divines. Le cinq du mois – cette année-là était la cinquième de la déportation du roi Yoyakîn – il y eut une parole du SEIGNEUR pour Ezéchiel, fils du prêtre Bouzi, au pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar. Là-bas, la main du SEIGNEUR fut sur lui.

Ezéchiel 1,1-3 T.O.B.

C’est une image bien sûr. Des traductions plus récentes traduisent “main” par “puissance”. Cette image de la “main du Seigneur” renvoie peut-être à des phénomènes d’extase ou de possession prophétique. Mais c’est une image qui évoque clairement certaines sensations.

Dans la suite du texte d’Ezéchiel, cette main du Seigneur va se faire assez bousculante, voire violente. Mais, on sait aussi que cette main de Dieu fait d’autres choses : c’est une main qui relève, une main qui guérit, une main qui bénit.

Un lépreux s’approche de lui ; il le supplie et tombe à genoux en lui disant : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié, Jésus étendit la main et le toucha. Il lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l’instant, la lèpre le quitta et il fut purifié. 

Evangile selon Marc 1,40-42 NFC
Image par Free-Photos de Pixabay

Jésus prend la main de l’enfant et lui dit : « Talitha qoum », ce qui veut dire : « Jeune fille, je te le dis, réveille-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, – car elle avait douze ans. Sur le coup, ils furent tout bouleversés. 

Evangile selon Marc 5,41-42 NFC.

Même coupé de tout contact, Dieu lui, peut nous toucher, où que nous soyons. Et ce n’est pas qu’une vue de l’Esprit.

Prier et toucher

Prier Dieu, c’est rencontrer Dieu.

Quand on prie Dieu, on ne le prie pas seulement avec son cerveau, mais avec tout son corps.

Je vous invite à vous poser cette question : que faîtes-vous de vos mains quand vous prier ? 

Image par Pexels de Pixabay

On a l’habitude de voir des mains fermées, pour la prière.

On contrôle son corps, on intériorise, on se recentre sur soi.

Image par mohamed Hassan de Pixabay

Des fois on peut aussi voir des mains ouvertes.

Peut-être une manière de tendre la main vers ce Dieu de l’invisible ?

Certaines fois, on voit des prières où l’on prie avec des objets entre les mains, là aussi une manière d’atteindre une certaine concentration intérieure.

Image par ikolotas0 de Pixabay

On peut aussi prier avec des mains qui touchent. Soit un autre, soit soi-même.

Image par 坤 张 de Pixabay 
Image par Michal Jarmoluk de Pixabay 

Toucher en posant, sans contenir ou contrôler, juste en sentant. C’est aussi s’ouvrir à Dieu, c’est aussi une manière de le rencontrer et qu’il a lui de nous rencontrer.

Je l’évoquais au début, dans certaines situations, le contact avec autrui est réduit au minimum. On ne peut plus se toucher, parce qu’on nous l’interdit, parce que c’est dangereux.

Ou bien, l’expérience que l’on a du contact avec autrui n’est que violence, coups et blessures. On a appris que toucher, c’est être violenté.

Face à Dieu, il y a une liberté qui est offerte. Celle d’un autre contact : c’est d’être touché, d’avoir ce contact bienveillant, posé sur vous, rencontrer Dieu. 


Seigneur, 

Même loin de tout, même interdit de contact, toi tu viens près de moi. Tu poses ta main sur nous. 

Merci.

Je te prie pour tous ceux qui, enfermés, loin de tout contacts, ne peuvent plus entrer en contact avec les autres.

S’il te plait, n’oublie pas d’aller rejoindre ceux à qui tu manques, ceux qui sont loin de toi, ceux ont besoin que tu les touches.

Au nom de notre frère Jésus,

Amen


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